Luz y Calor
Vox España
Zurban - n° 63 Semaine du 7 au 13 novembre 2001

Rien ne leur échappe. Dix ans qu'ils sont la voix et les oreilles de l'Espagne à Paris.
Au point de pourvoir en chroniqueurs hispaniques l'émission européenne à paillettes: Union libre. Son animatrice, Christine Bravo, petite-fille de réfugiés politiques espagnols, n'hésite pas à recourir à leur solide réseau, résultat de dix années au service de leur communauté.
Au début des années 90, leur constat est sans appel. Les Arabes, les juifs et même les Portugais, avec radio Alfa, ont leurs médias. L'Espagne: nada. Pas même un bulletin de liaison. " Car notre émigration est plus ancienne, elle remonte à 1920. Elle s'est mieux réalisée. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'ait pas besoin de "se rencontrer".

Les Espagnols restent très " pueblo " (village) , estime Carlos, 40 ans.D'où la naissance du trimestriel (bientôt bimestriel) Luz y Calor, " la revue sociale et culturelle de la communauté espagnole ".
Un magazine dans la langue de Cervantès qui recense, de façon exhaustive, tous les événements hispaniques en France.
C'est aussi pour se maintenir junto a (en contact) et familiariser l'Hexagone avec leur communauté, que les frères Bujidos, originaires de León, publient depuis trois ans un guide des ressources culturelles espagnoles.

S'ils ont gardé la nationalité espagnole, ils n'en restent pas moins des gamins de Paris, et ne cachent pas leur déchirement lors des matchs de foot France-Espagne. Un des rares inconvénients, selon eux, d'être " fragnol ".