Chef
d'état major de la 3ème brigade de guerrilleros espagnols il demeure
une figure emblématique de la ville de Foix, libérée le 19 août 1944.
Les guerrilleros espagnols et le Commandant Robert à leur tête, menèrent
le combat contre les allemands retranchés dans la cité comtale. La garnison
allemande se rendit après d'âpres combats.
Il participa aussi avec ses hommes aux batailles de Castelnau, Prayols
et Rimont.
Pour cet homme d'exception
l'avènement de la seconde République espagnole fut le grand espoir.
Le coup d'état de Franco le précipita, à 17 ans, dans la lutte contre
le fascisme qu'il poursuivit en France dans la Résistance. Alonso garde
en Mémoire l'humiliation et la misère des exilés ibériques parqués dans
les camps de concentration du sud de la France, mais n'omet jamais de
remercier tous les français qui se battirent à ses côtés. L'abandon
des démocraties -la non-intervention en 1936 puis le refus de libérer
l'Espagne en 1944 du franquisme- laisse à notre héros un goût amer.
Il a gardé l'humilité
du Don Quichotte de Cervantès : " Attache plus d'importance à être un
humble vertueux qu'un riche orgueilleux " et l'humanité de ces grands
héros qui causent plus de leurs hommes que d'eux-mêmes : " on peut-être
un bon chef au combat, dit-il, mais avoir un cœur tendre ".
Jose Antonio Alonso
Alcalde, citoyen d'honneur de la ville de Foix, est Chevalier de la
Légion d'Honneur et a reçu la rosette du premier ordre national.
François Miterrand, les généraux Bigeard et Roquejoffre ont rappelé
lors de cérémonies officielles que le commandant Robert reste un exemple
pour tous. Hasta siempre comandante !