LUZ Y CALOR N°47
L’après tsunami
Por Dolores Rincon


Nous avons tous en tête les images, les regards.... Terrifiant. Le comportement très digne des Asiatiques est une leçon, cela met en valeur la force d’une civilisation pour traverser les tragédies de la vie. Mais drame qui vient de dévaster l’Asie, prés de 300 000 victimes, n’est pas le plus meurtrier des séismes qui ont éventré la terre depuis le début du XXe siècle. Cependant, jamais le deuil ne prit la dimension planétaire qu’il connaît aujourd’hui.
Que penser de cette sorte d’hystérie collective qui a frappé l’ensemble des médias, des populations et des gouvernements ? Ce désastre aurait-il été aussi médiatisé s’il n’y avait pas eu de nombreuse victimes européennes, américaines ou australiennes ? ( celui qui à détruit Bam, en Iran en 2003, ne nous à intéressé que pendant quelques jours et sur les 150 millions d’euros promis pour sa reconstruction seulement 15 millions sont parvenus).

Cette tragédie devient la nôtre ; avec le tourisme globalisé, nous nous sommes appropriés les plages paradisiaques de la planète avec hôtels de luxe et “ clubs de rêve houellebecquien “. Cessons de croire au risque zéro, on ne peut pas tout prévoir. Si l’on ne peut que se réjouir de cet énorme élan de solidarité, on peut se demander si les promesses de dons seront tenues ? En effet, début février, les pouvoirs publics français n’avaient déboursé que 26 millions , soit moins de 10% de leurs promesses, (comment l’état va t-il comptabiliser les dépenses engagées pour l’imposant déploiement militaire ? seront-elles soustraites ?).

Cependant 897 millions de dollars ont été versé sur le compte des Nations unies, soit 92% de la somme réclamée par le secrétaire général, Kofi Annan, le 6 janvier. Mais les Nations Unies devraient lancer un nouvel appel de fond en mars. La reconstruction sera longue. Quelles seront les priorités ?
L’aide internationale se maintiendra telle sur le long terme ? Et que penser du battage médiatique des tours opérateurs soucieux avant tout du manque à gagner ? Certes, le tourisme est une source de richesse pour ces pays mais les voyageurs ne s’y sont pas trompés, par dignité, par respect pour les victimes et pour les survivants. Il faut laisser passer un peut de temps. Il faut saluer les efforts et l’efficacité des équipes humanitaires. C’est en partie grâce à eux, qu’à ce jour, il n’y a pas eu d’épidémie : d’une part l’eau propre est la priorité n°1 et d’autre part les sansabri sont répartis dans des structure de petites tailles.
Souhaitons que cela continu et continuons à marquer notre solidarité à tous ses peuples. Peut-être que ce drame aura des conséquence positives sur les conflits qui règnent dans certains de ces pays.