Nous
avons tous en tête les images, les regards.... Terrifiant. Le comportement
très digne des Asiatiques est une leçon, cela met en valeur la force
d’une civilisation pour traverser les tragédies de la vie. Mais drame
qui vient de dévaster l’Asie, prés de 300 000 victimes, n’est pas le
plus meurtrier des séismes qui ont éventré la terre depuis le début
du XXe siècle. Cependant, jamais le deuil ne prit la dimension planétaire
qu’il connaît aujourd’hui.
Que penser
de cette sorte d’hystérie collective qui a frappé l’ensemble des médias,
des populations et des gouvernements ? Ce désastre aurait-il été aussi
médiatisé s’il n’y avait pas eu de nombreuse victimes européennes, américaines
ou australiennes ? ( celui qui à détruit Bam, en Iran en 2003, ne nous
à intéressé que pendant quelques jours et sur les 150 millions d’euros
promis pour sa reconstruction seulement 15 millions sont parvenus).
Cette tragédie devient
la nôtre ; avec le tourisme globalisé, nous nous sommes appropriés les
plages paradisiaques de la planète avec hôtels de luxe et “ clubs de
rêve houellebecquien “. Cessons de croire au risque zéro, on ne peut
pas tout prévoir. Si l’on ne peut que se réjouir de cet énorme élan
de solidarité, on peut se demander si les promesses de dons seront tenues
? En effet, début février, les pouvoirs publics français n’avaient déboursé
que 26 millions , soit moins de 10% de leurs promesses, (comment l’état
va t-il comptabiliser les dépenses engagées pour l’imposant déploiement
militaire ? seront-elles soustraites ?).
Cependant 897 millions
de dollars ont été versé sur le compte des Nations unies, soit 92% de
la somme réclamée par le secrétaire général, Kofi Annan, le 6 janvier.
Mais les Nations Unies devraient lancer un nouvel appel de fond en mars.
La reconstruction sera longue. Quelles seront les priorités ?
L’aide internationale se maintiendra telle sur le long terme ? Et que
penser du battage médiatique des tours opérateurs soucieux avant tout
du manque à gagner ? Certes, le tourisme est une source de richesse
pour ces pays mais les voyageurs ne s’y sont pas trompés, par dignité,
par respect pour les victimes et pour les survivants. Il faut laisser
passer un peut de temps. Il faut saluer les efforts et l’efficacité
des équipes humanitaires. C’est en partie grâce à eux, qu’à ce jour,
il n’y a pas eu d’épidémie : d’une part l’eau propre est la priorité
n°1 et d’autre part les sansabri sont répartis dans des structure de
petites tailles.
Souhaitons que cela continu et continuons à marquer notre solidarité
à tous ses peuples. Peut-être que ce drame aura des conséquence positives
sur les conflits qui règnent dans certains de ces pays.